L'occitan parlé à Lespignan (Hérault) - La langue des viticulteurs

De Liliane Jagueneau et Michel Valière. Université de Toulouse II - Le Mirail, 1976, 140 p.
14,00 €

Occasion, excellent état

Travaux de l'Institut d'Études Méridionales.

Documents et Archives pour la Recherche Sociolinguistique. Collection publiée sous la direction de Jean-Louis Fossat.

Série Textes Occitans Contemporains : Histoires de vies sociales et récits de pratiques.

Les documents ci-dessous sont le relevé à l'état brut d'un entretien enregistré, entre un viticulteur de Lespignan (Hérault) et Michel Valière, l'enquêteur lui-même originaire de Lespignan.

Pour l'enquêteur il s'agissait à la fois d'obtenir un récit technique sur la viticulture à Lespignan, et de compléter une enquête en cours sur la jeunesse à Lespignan.

Les deux thèmes qui s'interpénètrent au cours de l'enquête sont d'une part le travail du vigneron (cycle annuel) et d'autre part le cycle carnavalesque. Il va sans dire que, dans la société traditionnelle de Lespignan le rite carnavalesque est indissociable du métier et de la vie même du vigneron et de sa famille.

Le cycle carnavalesque dont l'apogée se situe le Mercredi des Cendres, préoccupe en fait la jeunesse et le reste de la population tout au long de l'année.

Que l'on en juge ! C'est le "Cap de Jovent" (aujourd'hui appelé président des Jeunes) qui règle l'organisation, non seulement des trois semaines de festivités pendant la période du carnaval, mais encore l'organisation des cinq jours de la fête patronale (Saint-Pierre-ès-Liens), et d'une façon générale de tous les divertissements (bals, fêtes, etc.). Choisi parmi les conscrits de l'année, le "Cap de Jovent" est en quelque sorte le responsable de toute la jeunesse face à la société locale, dont le maire et le curé sont les deux représentants. Tous les actes de la jeunesse : déplacements, divertissements, situations conflictuelles... sont tacitement entérinés par les autorités morales de la commune, et à partir de là, acceptés par la population et considérés comme la norme du comportement juvénile.

C'est donc l'importance capitale d'une collecte de données (ethno-textes) qui rendent compte, à la fois de la vie et des préoccupations quotidiennes d'un vigneron, et de sa sociabilité.

Son intégration sociale implique en particulier l'acceptation par lui de la jeunesse, de sa jeunesse, et du consensus sociologique où elle s'inscrit. Autrement dit il nous semble fondamental de recueillir et de noter tout discours autochtone à caractère technique, dans un contexte qui n'exclut pas le non-technique, c'est-à-dire qui prenne en compte l'histoire de la vie sociale dans sa globalité.

Université de Toulouse II - Le Mirail, 1976, 140 p.

Auteur
Liliane Jagueneau
Michel Valière