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L'épopée templière

De Pierre Ripert. Pierre de Soleil, 2001, 254 p.
8,00 €

Très bon état, légère usure aux coins.

Après la conquête de Jérusalem par Godefroy de Bouillon en 1099, son frère et successeur Baudouin Ier, voit les croisés rescapés s'en retourner en Occident. Pour défendre le royaume de Jérusalem, il crée deux ordres, militaires et religieux, les Templiers en 1118 et les Hospitaliers en 1120.

Hugues de Payns, avec huit compagnons, instaure les "Pauvres chevaliers du Christ" qui s'engagent à défendre les pèlerins et à servir en chevaliers le souverain du royaume de Jérusalem. Soutenu par saint Bernard de Clairvaux et par le pape Honorius II, l'Ordre s'affirme. Lorsque Hugues meurt en 1136, il est fort de 300 chevaliers et de 3000 hommes de troupe. Dirigé par un Grand Maître, qui a rang de prince depuis que le roi Louis VII le lui a accordé au retour de la seconde croisade, il dispose d'une Règle sévère. Le Templier fait vœu de pauvreté, de chasteté et d'obéissance. Soldats de Dieu, les Frères, seuls autorisés à porter le manteau blanc, assurent la défense des Lieux Saints. Leurs rituels complexes en font un Ordre mystérieux et craint.

Devenus puissants et riches, présents dans toute l'Europe latine, les Templiers sont jalousés. Comblés de biens en Espagne après la reprise de l'Alcazar en 1217, ils se sacrifient jusqu'au dernier à la bataille de Mansourah pour sauver Saint Louis, mais ils tiennent tête au pape Urbain IV.

En 1291, la mort au combat de Guillaume de Beaujeu, qui ne peut empêcher la prise de Saint-Jean d'Acre, marque la fin de la présence des chevaliers chrétiens au Moyen-Orient.

Pendant 150 ans ils ont, superbes et flamboyants, régné sur le tombeau du Christ. En cinq ans ils vont tout perdre ! Jacques de Molay, le dernier Grand Maître, finira sur le bûcher allumé par Philippe IV le Bel en 1314, en le vouant aux enfers.

Mais l'héritage ne meurt point : le compagnonnage et la franc-maçonnerie s'en inspireront largement. Ne dit-on pas que de nombreux députés à la Convention, à commencer par Philippe Égalité, ancien Grand Maître du Grand-Orient, votèrent la mort du roi en 1793 pour venger le Temple ?

 

Table des matières

Naissance de l'Ordre

Le royaume de Jérusalem

Les pauvres chevaliers du Christ

La Règle augustine

La Règle du Temple

Sous le chiffre 3, sous le chiffre 9...

L'organisation du Temple

Sceau et Baucent

Réception dans l'Ordre du Temple

Le début de la légende

 

Bernard de Clairvaux

Du novice de Cîteaux à l'abbé de Clairvaux

De l'homme des bois à l'homme des rois

L'architecte de la rigueur

Faiseur de papes et rempart de la foi

La quête monacale du dépouillement

Le rendez-vous de Troyes

Louage de la nouvelle milice

 

Les Grands Maîtres

Biographies, vie de l'Ordre, blasons

Saladin vainqueur à Jérusalem, vaincu à Tyr

Chypre : le cadeau de Richard Cœur de Lion

Le siège de Sephed

 

Le retour en Europe

Les Templiers en Terre sainte

La richesse du Temple en Europe

La jalousie du roi de France

Philippe le Bel le faiseur de papes

Principales commanderies en France

 

Le procès des Templiers

Les aveux d'Esquin de Florian

La grande rafle du vendredi 13

Enquête, tortures et procès

Clément V

Les méthodes de la sainte Inquisition

Le difficile concile de Vienne

De Notre-Dame au bûcher

 

L'héritage templier

La diaspora des derniers Templiers

Les survivances en Angleterre et en Écosse

Les survivances en Espagne et au Portugal

Les survivances en Allemagne et en Flandre

Le Temple et le compagnonnage

Le sceau de Salomon

Temple et franc-maçonnerie

 

Malédiction templière et mort des rois de France

 

Pierre de Soleil, 2001, 254 p.

Auteur
Pierre Ripert