L'Europe des sociétés secrètes

Reader's Digest, 1980, 384 p.
10,00 €

Quelques défauts de couverture, notamment au second plat. Bon état général

Très nombreuses illustrations.

Comme une plante a besoin de la fraîcheur de la terre pour accumuler la vigueur qui éclatera à la lumière du printemps, comme un être humain a besoin d'intimité, de zone d'ombre pour développer sa vie intérieure, les groupes humains eux aussi ont parfois besoin de mystère.

Tous les types de sociétés ont ainsi sécrété sur leurs franges des confréries, des ordres, des associations qui, par nécessité ou délibérément, ont choisi le secret, les procédures initiatiques et les rites ésotériques pour se démarquer de l'idéologie dominante et sceller la solidarité de leurs membres. Ainsi, la chrétienté médiévale a connu les ordres de chevalerie qui exaltaient ses valeurs, et les cathares qui les niaient, au moins en partie. De même, les régimes monarchiques ont vu se développer des organisations comme les carbonari, les Centuries noires russes ou la Sainte-Vehme. Les régimes démocratiques n'échappent pas à la règle, et l'on y trouve encore aujourd'hui à la fois des "ordres" et des sociétés voués, comme les chevaliers de Malte, à soulager la misère humaine, et d'autres, comme la Mafia, qui s'attacheraient plutôt à l'aggraver.

La plupart des sociétés initiatiques puisent à une sorte de fond commun de symboles, de mythes et de références historiques : l'astrologie des Chaldéens, le Temple de Jérusalem et la kabbale juive, le bestiaire fantastique de l'Antiquité et du Moyen Âge, les croisades et les bâtisseurs de cathédrales...

Ainsi, les sociétés initiatiques participent - tout au moins quand elles ne sont pas assigné des fins uniquement politiques, sociales... ou criminelles - au grand dialogue de l'humanité avec l'invisible, mais sans en avoir le monopole. Il existe, en effet, de grands courants plus diffus, où l'on trouve les adeptes de la sorcellerie blanche ou noire, les médiums, les télépathes... sans organisation centrale structurée ni allégeance précise, ils s'adonnent à l'art de guérir, aux cultes sataniques ou à la parapsychologie, réfractant chacun à leur façon les leçons de la kabbale ou des alchimistes du Moyen Âge. Qu'ils cherchent le diable, l'éternelle jeunesse, la pierre philosophale ou le secret de l'énergie mentale, ils subissent le même tropisme : l'attirance pour le mystère, le supranaturel, l'au-delà de la raison et de la matière. Et c'est peut-être en cela que ces hommes et ces femmes nourris aux sources de traditions immémoriales rencontrent les grandes inquiétudes de l'humanité de l'ère nucléaire.

 

Table des matières

Les grandes sociétés initiatiques

Les Templiers et leurs secrets

Une épopée : les Chevaliers de Malte

Gloires et crimes des Chevaliers Teutoniques

Vie et mort des cathares

Compagnons d'hier et d'aujourd'hui

Une tradition mystérieuse : les Rose-Croix

Multiples visages de la franc-maçonnerie

Théosophes et anthroposophes

Sociétés secrètes et subversion

Un contre-État : la Mafia

 

Dialogue avec l'invisible

L'or des alchimistes

Mages, sorciers et guérisseurs

Médiums, télépathes et voyants

 

Dictionnaire du bizarre

 

Reader's Digest, 1980, 384 p.